Le magnésium a détendu les artères rigides après six mois – puis un essai nul
Pendant les 12 premières semaines, le magnésium n’a montré aucun effet mesurable sur la rigidité artérielle. À la semaine 24, un essai randomisé portant sur 52 participants a révélé une amélioration de la vitesse d’onde de pouls de 1,0 m/s par rapport au placebo, sans aucune modification de la tension artérielle. Ce résultat intéresse quiconque s’intéresse au vieillissement vasculaire. Cependant, un suivi plus important réalisé en 2022 sur le même groupe, incluant 164 adultes et trois formes de magnésium, n’a trouvé aucun effet significatif. Nous passons en revue les résultats de l’étude initiale, ses limites et les enseignements à retenir face à ces preuves contradictoires.
NMN et tension artérielle : méta‑analyse de 10 essais, la plus forte baisse chez les plus de 60 ans
Une nouvelle méta‑analyse publiée dans *Nutrients* a regroupé 10 essais contrôlés randomisés de NMN, le précurseur de NAD+ le plus en vogue, afin d’évaluer son effet sur la tension artérielle. Chez 349 participants, le NMN a légèrement fait baisser la pression diastolique d’environ 2,15 mmHg, tandis que la variation systolique globale n’était pas significative. Chez les adultes de 60 ans et plus, la pression systolique a diminué d’environ 3,94 mmHg. L’échantillon reste limité, l’analyse a utilisé un modèle à effet commun et les auteurs qualifient les preuves de préliminaires. Voici ce que ces chiffres signifient, ce qu’ils n’impliquent pas, et pourquoi le NMN ne remplace pas les médicaments antihypertenseurs.
720 µg de vitamine K2 + D3 ralentissent la calcification artérielle d’environ 21 % dans un essai contrôlé
Un essai randomisé en double‑aveugle sur deux ans, incluant 400 personnes présentant une calcification coronaire sévère, a montré que la haute dose de vitamine K2 associée à la vitamine D3 ralentissait l’augmentation du calcium artériel d’environ 21 % par rapport au placebo (196 vs 248 UA). L’imagerie des plaques n’a pas révélé d’accroissement du tissu non calcifié, ce qui est rassurant. Cependant, le supplément ne fait que ralentir la progression sans la stopper, et l’étude n’a pas mesuré les infarctus ni les décès. Les participants, d’âge moyen 71 ans et atteints d’une maladie avancée, limitent la généralisation des résultats. Voici ce que l’essai DANCODE a démontré, ce qu’il n’a pas montré, et pourquoi toute personne sous warfarine doit d’abord consulter un médecin.
Deux compléments peu coûteux réduisent de moitié les décès cardiaques, mais il y a un piège
Deux compléments bon marché – la coenzyme Q10 et le sélénium – ont été associés à une chute du taux de mortalité cardio‑vasculaire chez les personnes âgées suédoises, passant de 12,6 % à 5,9 %. Les biomarqueurs de tension cardiaque et les échocardiographies se sont également améliorés. Cependant, l’étude ne comptait que 443 participants, s’est déroulée dans un pays où le sol est très pauvre en sélénium, et ne permet pas de déterminer quel nutriment est réellement responsable de l’effet. Voici ce que le protocole KiSel‑10 a réellement montré, à qui il pourrait s’appliquer et quelles limites de sécurité connaître avant d’essayer.