« Ozempic naturel » ? La berbérine obtient 6 sur 6 tests lipidiques – avec un hic
Sur les réseaux sociaux, la berbérine est souvent présentée comme le « Ozempic naturel ». Mais que disent réellement les études ? Une méta‑analyse de 2025, basée sur 54 revues systématiques et 70 critères de santé, montre que la berbérine améliore les 6 sur 6 indicateurs de cholestérol et environ 93 % des paramètres liés au diabète de type 2, alors que son effet sur la perte de poids reste limité. Cependant, 45 des 54 revues ont été jugées de très mauvaise qualité, ce qui impose la plus grande prudence.
Akkermansia n’a pas atteint son objectif principal – sauf chez les personnes qui en manquaient
Une bactérie intestinale pasteurisée, souvent présentée comme un « stimulateur naturel de GLP‑1 », a été évaluée dans un essai en double‑aveugle sur 142 participants. Elle n’a pas atteint son critère principal d’amélioration de la sensibilité à l’insuline. Cependant, les analyses exploratoires ont révélé une hausse du GLP‑1 après une charge glucidique, et les sujets présentant initialement un faible niveau d’Akkermansia ont affiché une meilleure sensibilité à l’insuline et moins de graisse du tronc. Ces résultats de sous‑groupes, proches du seuil de signification, ne sont que des hypothèses et proviennent d’une étude fortement liée à l’industrie. Voici ce que les données montrent, ce qu’elles ne montrent pas, et à qui elles peuvent intéresser.