Biocracked
Approach: conceptual metaphor. Palette: D, bold color field.

A single AA-style cylindrical battery stands upright, fully charged, on a seamless saturated mustard-yellow backdrop. Beside it sits a matching, untouched, slightly dusty glass jar of marbles, so the charge shows no visible link to any result. More precisely, a bright tomato-red extension cord plugs into the battery's top. Its other end curls away unconnected, lying on the floor beside an unlit incandescent bulb. A small electric green LED glows on the battery's side as the only green accent. Camera: low three-quarter angle, 50mm lens, shallow depth of field, with the bulb softly blurred in the foreground. Lighting: hard, clean studio key light from the upper left, with crisp shadows falling to the right on the yellow surface. Mood: puzzled, wry, a full power source that fails to light anything.
Supplements

Nicotinamide riboside a doublé le NAD+ mais n’a pas amélioré la mémoire

Nova Chen · · 5 min read

Les chiffres étaient impressionnants, les résultats sur la mémoire, non

Imaginez un complément qui tient exactement les promesses de son étiquette : il double le niveau d’une molécule dont nos cellules ont besoin. Mais lorsqu’on teste s’il procure réellement le bénéfice recherché, la réponse est négative.

C’est à peu près ce qui s’est passé dans un pilote de phase II portant sur le nicotinamide riboside (NR) chez des personnes âgées présentant un trouble cognitif léger amnésique (aMCI). L’étude, conduite par Martens et al., a été publiée dans Alzheimer's & Dementia en 2026. Le NAD+ sanguin a doublé, mais la cognition n’a pas progressé.

Ce que les chercheurs ont fait

L’équipe a mené une étude pilote de 12 semaines, en double‑aveugle, randomisée et contrôlée par placebo. Ils voulaient savoir si le NR, précurseur du NAD+, pouvait améliorer la fonction cognitive et le flux sanguin cérébral (CBF) chez des adultes atteints d’aMCI. Cette forme de trouble cognitif léger se caractérise par des troubles de la mémoire et augmente le risque de progression vers la maladie d’Alzheimer.

Le raisonnement est assez répandu : le NAD+ occupe une place centrale dans le métabolisme énergétique cellulaire, et la diminution de ce cofacteur pourrait accroître le risque de maladie d’Alzheimer. L’idée est que, si l’on parvient à restaurer le NAD+, on pourrait protéger le cerveau vieillissant.

Quarante‑deux participants ont terminé l’étude : 22 dans le groupe NR et 20 sous placebo.

Résultats en bref

  • NAD+ sanguin : augmenté d’environ deux fois dans le groupe NR ; le complément a accompli ce qui était attendu sur le plan biochimique.
  • Fonction cognitive (critère principal) : aucune amélioration.
  • Flux sanguin cérébral total (critère secondaire) : aucune amélioration.
  • Pression artérielle (critère secondaire) : aucune amélioration.
  • Sécurité et observance : observance comparable entre les groupes et aucun effet indésirable grave signalé.

Les auteurs concluent que le NR augmente efficacement le NAD+ chez les personnes atteintes de MCI, mais n’améliore pas la fonction cognitive, le flux cérébral total ni la tension artérielle sur une période de 12 semaines.

L’indice hippocampique (à prendre avec précaution)

Une seule observation intrigante est apparue : des analyses exploratoires ont suggéré une possible hausse du flux sanguin cérébral régional, notamment dans l’hippocampe, zone étroitement liée à la mémoire et l’une des premières touchées dans la maladie d’Alzheimer.

Ce n’est pas un succès. Les analyses exploratoires sont, par nature, génératrices d’hypothèses. Elles n’étaient pas le critère principal et, avec un petit échantillon, de tels signaux peuvent apparaître par hasard. Les auteurs indiquent simplement que de futures études devront explorer les effets régionaux du CBF sur des durées de traitement plus longues. Cela justifie des recherches supplémentaires, mais pas l’achat immédiat du produit.

Pourquoi augmenter le NAD+ n’équivaut pas à réparer le cerveau

Cet essai rappelle que la modification d’un biomarqueur ne signifie pas automatiquement une amélioration clinique. Le doublement du NAD+ sanguin montre que le composé a été absorbé et métabolisé, mais cela ne prouve pas qu’il ait atteint le cerveau en quantité suffisante, ni que le déficit en NAD+ était le facteur limitant du déclin cognitif chez ces participants.

Le trouble cognitif léger résulte de nombreux processus qui se recoupent : accumulation de protéines pathologiques, altérations vasculaires, inflammation, etc. Un unique précurseur métabolique peut donc être insuffisant pour influencer ces mécanismes en seulement 12 semaines.

Limites de l’étude

Avant de tirer des conclusions hâtives, il convient de garder à l’esprit ce que cette recherche peut (et ne peut pas) nous dire :

  • C’est un pilote. Avec seulement 42 participants terminant l’étude, le protocole visait avant tout à évaluer la sécurité, la tolérabilité et l’efficacité préliminaire, et non à fournir une réponse définitive.
  • Douze semaines, c’est court. Le déclin cognitif en aMCI est lent. Un essai plus long pourrait révéler des effets que celui-ci ne détecte pas, ou ne rien révéler du tout.
  • Une seule population étudiée. Les résultats concernent les personnes âgées atteintes d’aMCI ; ils ne s’appliquent pas aux adultes en bonne santé, aux jeunes, ni à d’autres pathologies.
  • Les découvertes exploratoires restent préliminaires. Le signal de flux sanguin hippocampique doit être confirmé par des études plus puissantes.
  • Un résultat négatif n’est pas une preuve d’absence d’effet. Les petits essais peuvent manquer de légères améliorations, même si l’absence de tout signal sur le critère principal mérite d’être prise au sérieux.

Enseignements pratiques pour les acheteurs

Ce que les boosters de NAD+ peuvent réellement accomplir : dans cet essai, le NR a augmenté de façon fiable le NAD+ sanguin et a été bien toléré, sans effets indésirables graves.

Ce que l’étude ne montre pas : aucune preuve que le NR améliore la mémoire, les fonctions cognitives, le flux sanguin cérébral total ou la pression artérielle chez les personnes atteintes d’aMCI sur 12 semaines.

Dose et moment de la prise : le résumé ne précise pas la dose, et l’essai n’était pas conçu pour tester le moment de la prise. Consultez le texte complet pour connaître le schéma posologique avant de faire des comparaisons. Les produits NR du commerce varient largement en termes de dose, et rien dans cette étude ne soutient une dose ou une heure de prise particulière pour un bénéfice cognitif.

À qui il (ne) convient pas : si vous ou un proche avez des problèmes de mémoire, cette étude ne justifie pas de considérer le NR comme un substitut à une évaluation médicale, à des mesures de mode de vie éprouvées ou à des traitements approuvés. Toute personne atteinte de MCI ou sous d’autres médicaments devrait consulter un professionnel de santé avant de prendre des compléments.

Avertissement marketing : soyez méfiant envers tout produit qui invoque « NAD+ augmenté » comme preuve d’avantages cérébraux. Cet essai montre que ces affirmations sont distinctes.

Conclusion

Le NR a réussi le test biochimique mais a échoué le test de la mémoire, du moins sur 12 semaines dans un petit groupe d’aMCI. Le signal concernant le flux sanguin hippocampique laisse la porte ouverte à des études plus longues et plus larges. Pour l’instant, le message honnête est que les boosters de NAD+ peuvent augmenter le NAD+, mais on ne sait pas encore si cela se traduit par une amélioration du cerveau.

Source : Martens et al. A phase‑II randomized controlled pilot study of nicotinamide riboside supplementation in older adults with amnestic mild cognitive impairment. Alzheimer's Dement. 2026. DOI: 10.1002/alz.71605 | PubMed 42478598

Original study

Read the original research on pubmed.ncbi.nlm.nih.gov →

This article summarizes published research for general information. It is not medical advice.

NC

Written by

Nova Chen

Nova Chen writes for Biocracked: biohacking science, longevity & human performance.

Related Articles

A bright, minimalist editorial still life on a pale warm-white stone surface, shot from a slightly elevated three-quarter angle in soft natural window light. At center, a small amber glass supplement bottle with a matte cream label, unbranded, sits beside a few loose white capsules. A pair of weathered hands in a light oatmeal linen sleeve, belonging to an older adult, rests gently near the bottle, with a ceramic mug of tea just out of focus. To the right, a clean glass vial and a delicate glass beaker filled with clear liquid catch the light, hinting at laboratory research without any futuristic touch. A small paper notebook with a handwritten simple line graph rising in a gentle curve lies open nearby, along with a sharpened pencil. Scattered at the edges are soft sprigs of dried eucalyptus and a few pale sage-green leaves, adding an organic note. A faint, abstract molecular diagram printed in muted teal ink on a card leans against the bottle, subtle and graphic. The palette is calm and modern: warm ivory, sage green, soft teal, muted amber, and touches of dusty peach. Long, gentle shadows fall across the surface, and the shallow depth of field blurs the background into creamy neutral tones. The composition leaves generous negative space on the left third for headline text. The overall feel is a trendy health and science journal: clean, airy, trustworthy, and quietly sophisticated, with fine film-like grain and true-to-life color. Ultra-detailed, 16:9 landscape.
supplements

1 000 mg de nicotinamide riboside quotidien augmentent le NAD+ des cellules sanguines d’environ 60 % chez les personnes âgées : le résultat d’un essai randomisé

BY DR. SYNAPSE ·

Un essai croisé publié en 2018 dans *Nature Communications* a testé la nicotinamide riboside à raison de 500 mg deux fois par jour (1 000 mg/jour) pendant six semaines chez des adultes en bonne santé d’âge moyen et avancé. Le supplément a été bien toléré et a augmenté le NAD+ dans les cellules immunitaires sanguines d’environ 60 % par rapport au placebo. Les chercheurs ont également observé des signaux précoces d’une pression artérielle plus basse et d’une rigidité artérielle réduite, qu’ils ont présentés comme des pistes pour de plus grands essais, et non comme des bénéfices prouvés. Cet article explique pourquoi le NAD+ est censé diminuer avec l’âge, ce que l’étude a fait, et ce qu’elle ne peut pas nous dire sur les issues de maladie ou la longévité.

Approach: conceptual metaphor. Palette: bold color field.

A single AA-style cylindrical battery, shown as a real object with a bare metal cap and a plain unlabeled matte sleeve, stands upright on a glossy surface. It is photographed from a low three-quarter angle against a saturated tomato-red seamless backdrop. The battery is half-filled with a translucent amber liquid that visibly rises inside a clear glass cutaway section. A thin ribbon of electric green light (#00e676) wraps around its base like a charging band. Soft large-softbox light comes from the upper left and produces crisp highlights on the metal and a clean, slightly blurred red reflection beneath it. A second, shorter battery sits out of focus behind, nearly drained and empty, to suggest contrast. The mood is energetic, optimistic and precise, with a tactile product-photography look and shallow depth of field.
supplements

NR + pterostilbène fait grimper le NAD+ de ~40 % à 90 % dans une étude humaine

BY NOVA CHEN ·

Une capsule quotidienne de nicotinamide riboside et de pterostilbène peut‑elle augmenter le NAD+ chez les personnes âgées ? Dans le premier essai humain NRPT (Basis), 120 participants âgés de 60 à 80 ans ont suivi le traitement pendant huit semaines. Le taux sanguin de NAD+ a progressé d’environ 40 % à la dose recommandée et d’environ 90 % à la dose doublée, hausse qui s’est maintenue pendant l’étude. Aucun effet indésirable grave n’a été signalé. Voici les données, les enseignements sur les doses, et ce que l’étude ne permet pas de conclure.

A softly lit editorial still life on a pale oat-colored linen surface, shot from a slightly elevated three-quarter angle in a wide landscape frame. At center-left, a small matte white ceramic dish holds a modest pile of fine off-white powder, with a tiny brushed-brass measuring spoon resting beside it. Next to the dish stands a minimalist amber glass supplement bottle with a plain cream label and no readable text. A few capsules spill casually across the linen, some translucent and some opaque ivory.

On the right side of the composition, a ripe blood orange cut in half and a handful of raw almonds sit on a light ash-wood board. A sprig of fresh rosemary adds a muted green accent. A sheer glass of water catches the light and throws a soft, rippled caustic pattern across the fabric.

In the background, out of focus, a woman's hand in a soft sage-green knit sleeve rests near a ceramic mug. This suggests a calm morning routine without showing a face. Behind her, a tall window casts diffused, golden-hour light from the upper left, with gentle shadows and a creamy, shallow depth of field.

The palette is warm and restrained: oat, ivory, terracotta, sage, and amber, with a single pop of coral from the blood orange. A thin, abstract line of muted terracotta paint, like a brushed arc, sweeps across the upper right background. It subtly evokes a rising curve without becoming a literal chart.

The mood is calm, trustworthy, and contemporary, like a premium wellness and science journal feature. The image has crisp focus on the powder and bottle, natural film-like grain, soft contrast, and generous negative space in the upper third for headline overlay. It looks like a high-end editorial photograph with no text, logos, or futuristic elements.
metabolism

Premier succès humain du NMN : 250 mg par jour ont accru la sensibilité musculaire à l’insuline d’environ 25 % chez les femmes prédiabétiques

BY DR. SYNAPSE ·

Le NMN est depuis longtemps la star du marché de la longévité, mais les données humaines étaient rares jusqu’à l’essai de l’Université de Washington publié dans *Science* en 2021. Chez les femmes ménopausées prédiabétiques, en surpoids ou obèses, 250 mg de NMN quotidiens pendant 10 semaines ont amélioré la sensibilité à l’insuline du muscle d’environ 25 %. Le signal insulinique musculaire et l’expression des gènes liés au remodelage musculaire se sont également renforcés, tandis que le groupe placebo n’a montré aucune évolution. Cependant, le bénéfice reste limité et l’étude n’a pas démontré que le NMN réduisait la glycémie ou inversait le prédiabète. Voici ce que l’essai a révélé, à qui il s’applique et ce qu’il n’a pas changé.

Approach: conceptual metaphor. Palette: bold color field.

Subject: two identical brushed-steel analog pressure gauges side by side on a saturated mustard-yellow seamless backdrop, shot straight-on at eye level with a 85mm lens. The left gauge's needle swings down toward the low end, the right gauge's needle swings up into the high end, so they point in opposite directions. The dials are blank, with only unlabeled tick marks. A tiny electric green glass indicator lamp glows on the left gauge's rim. Lighting is a large softbox from the upper left, giving crisp highlights on the chrome bezels and short, clean shadows on the yellow surface. Shallow depth of field softens the background edges. Mood: playful, precise and tense, a visual argument between two opposing results.
longevity

Le NR ralentit l’âge épigénétique du muscle, le HIIT l’accélère

BY HELIX WARD ·

Le nicotinamide riboside (NR) et le HIIT sont souvent présentés comme des moyens de conserver un muscle « jeune ». Une étude publiée dans *Aging Cell* montre pourtant qu’ils tirent les horloges épigénétiques du muscle dans des directions opposées : cinq mois de NR réduisent l’accélération de l’âge épigénétique (horloges PCHannum, MEAT, DunedinPACE), tandis que le HIIT augmente ce rythme selon DunedinPACE. Le lien pourrait passer par les mitochondries, dont les variations corrèlent avec les changements d’âge épigénétique mesurés par MEAT.

This page is available in